Chers amis,
Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles de l’exposition photographique TERRE FRAGILE. C’est promis ! La prochaine Newsletter abordera le sujet et vous éclairera sur l’aventure de ces photos magnifiques réalisées par Patrick Forget.
Rappel ... L'effet Colibri ...
Association loi 1901 reconnue d'intérêt général consacrée à la sensibilisation, l'éducation et la diffusion du développement durable, nous soutenons dans ce cadre les expériences permettant la réutilisation, la réparation et le recyclage des objets...et donc ! .. |
Ce produit largement controversé est désormais très répandu dans l’alimentation notamment, et est un des responsable de la disparition de la forêt primaire et de la biodiversité.
Les quantités d’huile de palme produites sont aujourd’hui colossales, à tel point que sa production arrive en deuxième place derrière l’huile de soja. Aujourd’hui, 33% de l’huile produite dans le monde est de l’huile de palme, et « il en faut » car la demande est forte ! Cette huile est très bon marché et facile à mettre en œuvre dans l’industrie alimentaire. Ainsi, on la retrouve dans les céréales, margarines, crèmes glacées, biscuiteries, pains industriels, barres chocolatées, croissanteries industrielles, mayonnaises, chips, gâteaux apéritifs, pains de mie, etc… Bien entendu, cela se fait au détriment du consommateur qui absorbe à son insu une huile riche de 45% d’acides gras saturés, un record.
Nous trouvons désormais des produits BIO à base d’huile de palme. Forcément le consommateur pense faire une bonne action alors que le remède est pire que le mal. En consommant ces produits nous participons à notre insu à la déforestation et au massacre des populations d’Orang-outans. Attention, le fait qu’un produit soit BIO ne signifie en aucun cas que l’huile de palme s’y trouvant le soit aussi.
Nous remarquons, pour être tout à fait juste, que certaines très rares entreprises sont exemplaires vis-à-vis de l’huile de palme. On peut noter l’exemple de la société américaine Brochenin qui possède des plantations totalement équitables (gérées dans le respect de l’environnement et des hommes) depuis 1993 dans le nord de la Colombie. Non seulement l’environnement est respecté mais les hommes et femmes au travail aussi.
C’est aussi le supermarché Migros en Suisse qui a créé la première charte « huile de palme responsable ». La certification des plantations est suivie et reconnue par des ONG (WWF, FSC…) L’organisme anglais Pro Forest vérifie chaque impact sur la vie : la faune, la flore, le respect des conditions de travail et l’impact sur les sociétés locales.
Cependant cela n’est pas malheureusement pas suffisant et le tableau reste noir. Désormais l’huile de palme (non équitable et non BIO) est répandue dans les cosmétiques, les agro carburants et même désormais certaines lessives qui se veulent bonnes pour l’environnement (!) et dont la demande est en augmentation. Certains diront que dans ces cas de figure nous ne l’absorbons pas, et que par conséquent c’est sans problème…erreur !
La production de l’huile de palme nécessite la plantation d’un très grand nombre d’arbres : le palmier à huile. Malheureusement, outre la partie ouest du continent africain, les principaux pays qui cultivent cet arbre sont la Malaisie et l’Indonésie. L’ile de Bornéo est particulièrement touchée et la déforestation est en train de réduire à jamais des milliers d’années d’évolution de la forêt primaire.
La plantation du palmier se fait en effet au détriment de la forêt tropicale. La catastrophe est rapidement comprise : destruction des habitats des Orang-outans, destruction de la biodiversité avec l’impossibilité définitive de revenir en arrière. C’est environ 5000 Orang-outans qui disparaissent chaque année en raison de la déforestation.
La production d’agro carburants est aussi catastrophique : la plantation et la culture du palmier provoquent de graves tensions entre les cultivateurs et les habitants qui ne peuvent plus utiliser leurs terres pour se nourrir … leurs terres nourrissent les réservoirs de l’automobile ! Les populations autochtones sont chassées de leurs lieux de vie : l’industrie ne fait pas dans les sentiments. Les populations locales sont malmenées par des conditions de travail finalement qui n’ont pas grand-chose à voir avec les droits de l’homme.
Une fois la forêt détruite RIEN ne peut la faire repousser. C’est donc la monoculture du palmier qui prend place.
Alors que faire ? Etre désormais vigilant sur les produits alimentaires, à condition que les étiquettes mentionnent correctement la présence du produit. Effectivement, il est souvent indiqué en tout et pour tout « Huile végétale » …Refuser la consommation d’agro carburants. Faites jouer votre force de consommateur ! Refusez les lessives à base de cette huile. Vous trouverez sur le net de nombreux produits de ce type qui se veulent bons pour l’environnement…un comble ! Si tous nous sommes vigilants, la balance peut changer de côté |
Vous en avez certainement entendu parler : Jean Louis Borloo souhaite que le thon rouge ne soit plus pêché en France dans 18 mois. Alors où en est notre ami le thon aujourd’hui ?
Le thon rouge de Méditerranée est sur la pente fatale de l'effondrement, voilà ce que déclarait Sergi Tudela, responsable pêche au WWF Méditerranée qui a de nouveau demandé la fermeture immédiate de cette pêcherie.. Or cette surpêche est liée à la demande notamment des japonais très friands de cette ressource (90% de la consommation mondiale). Ces mêmes japonais ne parviennent plus à capturer le thon dont la population présente dans leurs eaux est dévastée (Thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis) et le Thon rouge du Nord (Thunnus thynnus), il leur faut désormais venir chercher la ressource … en Méditérranée !

La demande en thon rouge reste très importante, essentiellement pour approvisionner le marché japonais, principal consommateur mondial. L’inconvénient est que tout le monde veut du thon rouge aujourd’hui, mais tout le monde vient pêcher en Méditerranée le thon rouge de l’Atlantique ..pourquoi ?…parce que le thon rouge se reproduit en mer Méditerranée. Le moment et le lieu sont donc mal choisis pour pêcher cet animal ! Il n’a aucune chance de s’en sortir, et de fait, la population à diminuée de quasiment 50% depuis les trente dernières années.
Le WWF annonce (si rien n’est fait) la fin du thon rouge en Méditerranée pour … 2012 ! Et 2012 c’est dans 24 mois, devons nous attendre 18 mois pour l’interdire !?
Il nous parait de bon « ton » d’arrêter la consommation et la pêche de ce splendide animal…
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